Lise et Mary nous ont fait découvrir « la grammaire en s’amusant »

IMG_4910La jeune lectrice de 10 ans, Lise, a donné la réplique à Mary ce samedi 16 février pour nous faire découvrir le livre de Patrick Rambaud : « La Grammaire en s’amusant« .

Dans la vie moderne, même pour se promener sur Internet, mieux vaut lire, écrire et parler clair. La grammaire n’est pas une punition mais une nécessité, un droit, une chance et un jeu. Pourtant la plupart des élèves sont rebutés par les manuels scolaires qui se complaisent dans une langue affectée : pourquoi tant de préciosité pour énoncer des principes simples ?

grammaire_en_samusant_rambaudÉcrire une grammaire lisible, c’est possible et Patrick Rambaud le prouve ! Mêlant humour et pédagogie, il a imaginé les huit leçons suivantes :

  •  Pourquoi la grammaire nous éloigne du chimpanzé.
  • Comment la bande dessinée a précédé l’alphabet.
  • Les mots sont des gens comme vous et moi.
  • Les noms aussi ont une vie de famille.
  • À l’image des planètes, les noms possèdent leurs satellites.
  • Il faut soigner nos verbes comme dès moteurs.
  • La syntaxe est éternelle.
  • Lecture, mon beau souci.

 
EXTRAIT :
<< Pourquoi la grammaire nous distingue du chimpanzé
Un matin de juillet, sur la côte normande, comme je feuilletais les devoirs de vacances d’un jeune homme de sept ans, je suis tombé droit sur les coussins indiens de mon canapé noir.
Ces devoirs ressemblaient aux jeux primaires de la télévision, quand un animateur propose un éventail de reponses pour une question :  » Le port de Marseille est au bord de la mer Noire, de la Méditerranée, de la Manche ou de 1’Atlantique ?  »
Le candidat plisse le front, cherche une indication dans le regard flou de 1’animateur, essaie de placer Marseille sur la carte de France, hésite, confond un moment avec Biarritz, doute, s’apprête à choisir au hasard mais il y a mille euros en jeu, alors il se lance :  » Je vais prendre un joker…  »
Avec les devoirs de vacances il n’y a pas de joker.
 » Il hisse le pavillon au sommet du chat, du plat ou du mât ?  »
Mon loustic n’a pas saisi la question, il a entouré au crayon un mot fautif:  » Il hisse Ie pavillon au sommet du plat.  »
Voilà pourquoi je suis tombé sur les coussins du canapé.
J’attends le garnement.
Des pas sur le gravier : il revient de la plage, casquette de traviole, son ballon sous le bras.
Mon air déconfit 1’alerte :
Lui : Qu’est-ce que j’ai fait encore?
Moi : Pas grand-chose.
Lui  : Ben pourquoi t’es fâché ?
Moi  : Je ne suis pas fâché, je suis consterné.
Lui : C’est quoi, gonsderné ?
Moi : Cons-ter-né! Je suis triste et mélancolique, je suis affligé, terrassé, désole, désemparé, tu me laisses étourdi, abattu, navré, anéanti, épouvanté, accablé, étonné, bref, tu as sept ans et tu m’affoles.
Lui : Oh! Ça va, ça va…
Moi : on, ça ne va pas, mais pas du tout. Veux-tu me dire comment on peut hisser un pavillon sur un plat ?
Lui : J’en sais rien…
Moi  : On hisse un pavillon au sommet d’un mât, jeune cornichon! Tu sais ce que c’est, un mât ? …/… >>

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